Moins d'e-mails, moins de pièces jointes : meilleur pour la planète
Combien de CO₂ un email produit-il ? Les emails ont également un impact environnemental : envoyer 20 emails par jour pendant un an peut équivaloir à parcourir 1 000 km en voiture. Voici comment réduire votre empreinte numérique.
Chaque jour, nous envoyons des dizaines d’e-mails sans y réfléchir sérieusement, mais notre vie numérique a également un impact sur l’environnement. Découvrez combien d'énergie nécessite un simple e-mail et quelles petites actions peuvent vous aider à réduire l'empreinte environnementale de votre boîte de réception.
Quelle quantité de CO₂ un e-mail produit-il ?
Envoyer un email est une action simple et immédiate : il suffit d'appuyer sur le bouton « Envoyer » et le message parvient à son destinataire en quelques secondes. Mais le courrier électronique a aussi un impact environnemental.
Chaque email nécessite de l'énergie pour être écrit, envoyé, transmis via le réseau, traité par des serveurs, stocké et affiché sur les appareils du destinataire. Selon certaines des estimations les plus citées, un simple e-mail peut produire environ 4 grammes d’équivalent CO₂, tandis qu’un message avec une pièce jointe volumineuse peut générer plusieurs dizaines de grammes.
Ce chiffre varie considérablement en fonction de la taille du message, du nombre de destinataires, de la durée de stockage et de l'énergie utilisée par les centres de données et les réseaux. Il est donc difficile d’attribuer une valeur unique à l’empreinte carbone d’un e-mail.
Une chose est cependant sûre : réduire les communications numériques inutiles et réduire la taille des fichiers que nous envoyons peut contribuer à une plus grande durabilité numérique.
Courriels et environnement : pourquoi le courrier électronique consomme-t-il de l'énergie ?

Lorsque nous envoyons un message, un e-mail ne se contente pas de voyager d'un ordinateur à un autre.
L'énergie est utilisée par :
- l'appareil que nous utilisons pour rédiger et envoyer le message ;
- le réseau qui transmet les données ;
- les serveurs qui traitent et stockent les e-mails ;
- l'appareil du destinataire, qui télécharge et affiche le message ;
- centres de données, qui doivent être alimentés et refroidis.
Moins d'e-mails, moins de pièces jointes : meilleur pour la planète —
Les pièces jointes jouent également un rôle important : plus un fichier est volumineux, plus de données doivent être transférées et stockées.
Selon les données de la Semaine européenne de réduction des déchets, plus de 12 milliards d'e-mails sont envoyés dans le monde toutes les 60 minutes. Un e-mail avec une pièce jointe de 1 Mo équivaut à la consommation d’énergie d’une ampoule traditionnelle de 60 watts laissée allumée pendant 25 minutes.
Prenons l’exemple d’une entreprise comptant une centaine de salariés, chacun envoyant environ 30 emails par jour : cela peut représenter 13,6 tonnes de dioxyde de carbone sur 12 mois.
Cela ne veut pas dire que nous devons arrêter d’utiliser le courrier électronique. Au contraire, le courrier électronique est un outil de communication extrêmement utile et, dans de nombreux cas, peut réduire le besoin de papier et d’autres supports. L’objectif est de l’utiliser de manière plus consciente et d’éviter le gaspillage numérique.
10 bonnes pratiques pour réduire l’impact environnemental des emails

1. Envoyez un e-mail uniquement lorsque cela est vraiment nécessaire
Avant d’écrire un message, demandez-vous : cet email est-il vraiment nécessaire ?
Parfois, nous envoyons des messages par habitude, simplement pour vous remercier ou pour partager des informations qui pourraient être communiquées d'une autre manière. Réduire même une petite proportion d’e-mails inutiles peut contribuer à réduire le trafic de données et l’énergie nécessaire à leur traitement.
Bien entendu, cela ne signifie pas éviter toute communication numérique, mais faire un petit pas vers une utilisation plus consciente de la technologie.
2. Limitez le nombre de destinataires
Envoyer un message à de nombreuses personnes signifie souvent multiplier la quantité de données transférées et stockées.
Il vaut donc mieux :
- n'inclure parmi les destinataires que les personnes qui ont réellement besoin de l'information ;
- évitez d'utiliser « Répondre à tous » lorsque cela n'est pas nécessaire ;
- évitez d'ajouter des personnes dans la copie simplement par habitude.
Une communication plus ciblée est également souvent plus efficace.
3. Évitez de faire avancer des conversations entières
À quelle fréquence un nouvel e-mail contient-il une longue chaîne de messages précédents, peut-être avec des pièces jointes qui ne sont plus nécessaires ?
Dans la mesure du possible, évitez de conserver inutilement des conversations entières et des pièces jointes volumineuses dans le fil de discussion. Un message plus court et plus léger nécessite moins de données à transférer et à stocker.
4. Nettoyez régulièrement votre boîte de réception
Une boîte de réception remplie de messages inutiles, de newsletters non lues et de pièces jointes oubliées représente une grande quantité de données stockées au fil du temps.
Vous pouvez donc :
- supprimez les e-mails dont vous n’avez plus besoin ;
- videz régulièrement les poubelles ;
- supprimer les messages indésirables ;
- supprimez les anciennes et grandes pièces jointes.
La suppression d’e-mails n’élimine pas automatiquement tous les impacts environnementaux, mais elle peut contribuer à réduire la quantité de données stockées inutilement, surtout lorsqu’elle est effectuée régulièrement.
5. Désabonnez-vous des newsletters que vous ne lisez plus
Combien de newsletters arrivent chaque jour dans votre boîte de réception et partent directement à la poubelle ?
Si une newsletter ne vous intéresse plus, la meilleure solution n’est pas simplement de la supprimer à chaque fois, mais de vous désinscrire.
De cette façon, vous évitez de recevoir, transférer, stocker et éventuellement supprimer des messages que vous ne lirez jamais.
6. Désactivez les notifications par e-mail inutiles
De nombreux services envoient automatiquement des notifications pour chaque nouvelle activité.
Les mises à jour, rappels, promotions et notifications automatiques sur les réseaux sociaux peuvent rapidement se multiplier. La désactivation de ceux dont vous n'avez pas besoin permet de mieux organiser votre boîte de réception et de réduire les communications numériques inutiles.
7. Réduisez la taille des pièces jointes
Les pièces jointes volumineuses font partie des éléments qui peuvent augmenter considérablement l’impact environnemental d’un email.
Avant d'envoyer un document ou une image, vous pouvez :
- compresser le fichier ;
- réduire la résolution des images lorsqu'une haute qualité n'est pas nécessaire ;
- utilisez des formats de fichiers plus légers ;
- partagez un lien vers le document au lieu de joindre des fichiers très volumineux.
Cela permet au destinataire d'accéder au document sans nécessairement avoir à recevoir une autre copie du fichier par courrier électronique.
8. Utilisez une simple signature électronique
Une signature électronique avec de grandes images, des logos lourds, des bannières et des animations est téléchargée et transférée à chaque envoi du message.
Une simple signature composée principalement de texte et d’informations essentielles constitue souvent le choix le plus durable.
9. Regroupez vos communications
Vous avez besoin d’envoyer plusieurs messages à la même personne tout au long de la journée ?
Dans la mesure du possible, essayez de regrouper les informations dans un seul e-mail. Une communication plus complète peut être plus efficace qu’une longue série de messages courts envoyés à quelques minutes d’intervalle.
Bien entendu, dans ce cas aussi, la clarté de la communication doit rester la priorité : cela ne sert à rien de créer des emails interminables simplement pour réduire le nombre de messages.
10. Avant d'écrire, recherchez la réponse en ligne
Parfois, nous envoyons un e-mail pour demander des informations déjà disponibles sur le site Web de l'entreprise, de l'organisation ou du service qui nous intéresse.
Avant d'appuyer sur « Envoyer », il peut donc être utile de vérifier si la réponse est déjà disponible en ligne, dans la rubrique FAQ ou dans l'espace support.
Une recherche rapide peut éviter une communication inutile.
Le spam a également un impact environnemental
Le spam n’est pas seulement ennuyeux et, dans certains cas, dangereux.
Les messages indésirables nécessitent également que des ressources soient envoyées, filtrées, traitées et, au moins dans certains cas, stockées. Certaines estimations ont calculé un impact d'environ 0,3 g d'équivalent CO₂ par message de spam, bien que ce chiffre varie en fonction de la manière dont le message est traité par les systèmes de messagerie.
Pour cette raison, il est important non seulement de supprimer le spam, mais également d’utiliser les options de signalement et de désabonnement autant que possible.
Email ou SMS : qu'est-ce qui a le moins d'impact environnemental ?
Les estimations les plus citées indiquent qu’un SMS a une empreinte environnementale bien moindre qu’un e-mail, principalement parce qu’il contient normalement une quantité de données bien moindre. Une estimation rapportée par plusieurs sources indique environ 0,014 g d'équivalent CO₂ par SMS, bien que ce chiffre puisse également varier en fonction de la méthodologie utilisée.
Cela ne signifie pas que nous devons toujours remplacer les e-mails par des SMS : ce sont des outils différents avec des fonctions différentes. Mais cela nous rappelle que la quantité de données que nous envoyons joue également un rôle dans l’impact environnemental de notre vie numérique.
La durabilité dépend également de nos habitudes numériques

Le courrier électronique fait désormais partie intégrante de notre vie quotidienne et professionnelle. Nous ne pouvons pas éliminer complètement le courrier électronique, mais nous pouvons apprendre à l’utiliser de manière plus consciente.
Envoyer moins de messages inutiles, réduire la taille des pièces jointes, limiter les destinataires, supprimer les contenus dont nous n’avons plus besoin et se désabonner des newsletters indésirables sont de petites actions qui, multipliées par des millions de personnes, peuvent contribuer à réduire le gaspillage numérique.
En fait, la durabilité ne concerne pas seulement ce que nous achetons, mangeons ou transportons. La manière dont nous utilisons la technologie a également un impact sur l’environnement.
Et toi? Combien d’e-mails pourriez-vous éviter d’envoyer aujourd’hui ?
